Les boutiques du centre ville en 1932

Madame Delaunay (), qui tint au Port-Louis le premier magasin d'électricité, se souvenait des nombreuses boutiques du centre ville.

A La Pointe, 7 cafés, la Pension Gabrielle qui devait devenir la Gendarmerie puis une maison d'habitation, l'hôtel Bellevue, une boucherie et une voilerie animaient le quartier, tandis que le boulevard actuel de la Compagnie des Indes abritait un chantier de construction de bateaux et l'installation du cordier.


La rue des Dames comptait 3 épiceries, le bureau de la perception, l'étude du notaire, l'atelier du menuisier, et la forge où on a pu voir ferrer des chevaux jusqu'à la guerre. Le premier magasin d'électricité de Madame Delaunay se trouvait en face de la rue Saint-Louis.


Sur la place Notre-Dame, il y avait la pharmacie, et le café du Commerce. Une carte postale ancienne montre aussi une papeterie .


Dans la rue de la Poste (aux diligences), un médecin avait son cabinet et se trouvaient une mercerie et une épicerie. La rue de la Marine, qui menait à l'Hôpital du même nom, avait déjà l'enseigne de la Civette où on achetait tabac et journaux. Il y avait aussi un médecin, un charcutier dont la devanture reste visible, un dépôt de vin qui fut transformé par M. et Mme Delaunay en nouveau magasin d'électricité après la guerre, et un couvreur. La Mairie se trouvait dans la rue de la Marine au coin de la rue de la Citadelle.


Dans la Grand'Rue, il n'y avait que des boutiques, sauf dans deux maisons. En suivant le côté nord et en "remontant" vers Saint-Pierre : une épicerie, une mercerie, une boucherie-charcuterie, un salon de coiffure pour hommes, une épicerie, le bazar, la quincaillerie, encore une épicerie, la boutique du sabotier, la Gendarmerie (avec sa prison dans la cour), un café, une crêperie, le grainetier-fleuriste au coin de la Petite Rue, une boucherie, la cordonnerie, puis une autre épicerie et un dépôt de vin. Un restaurant pour les pêcheurs se trouvait dans la Petite rue, chez Marie... De l'autre côté de la Grand'Rue, en suivant le côté sud : un café, "Les Trois Marches", une mercerie, une boucherie, la boulangerie, le magasin d'alimentation, au coin de la rue de la Place au Bois, une charcuterie à côté de l' entrée de l'école Sainte-Anne, une poissonnerie, une bijouterie, une épicerie, "Les Docks de L'Ouest" ; la Caisse d'Épargne avait aussi son guichet, un salon de coiffure pour femmes lui faisait suite, puis "l'Économique", un magasin de peintures, un café, un coiffeur pour hommes, une mercerie, et le café Breton qui faisait le coin. Le café "Le Drapeau Français" où les hommes jouaient aux boules, donnait d'un côté sur la rue de la Citadelle, et occupait dans la Grand'Rue la place de l'ancien Office du Tourisme, au numéro 47. Peut-être d'autres personnes se souviennent-elles des boutiques situées dans les autres quartiers à cette époque, il serait intéressant de pouvoir compléter cette première liste.

Mme Delaunay (1999)